QUATRIÈME DE COUVERTURE
 
L’art abstrait se laisse-t-il commenter ? Tel est le premier enjeu de ce livre. Échappant aux idéologies, celle du Signifié, mais aussi de la Structure, voire du code et du signe, l’art abstrait serait du vif argent défiant l’emprise.
Appartenant à l’art de la critique, le commentaire participe d’ordinaire des vertus éclairantes de l’échopé. En ce qui concerne les voies de l’abstraction, cette pratique qui vise à suspendre, tour à tour, les replis du sens et la verve des significations, apparaît pour le moins réduite. De sorte que l’œuvre en vient presque simultanément à exposer ses fragilités.
Il semble indéniable que le XX ᵉ siècle a vu une sorte de montée en puissance du commentaire d’art : multiplication des textes d’artistes, diktats et oukases de certaines écoles critiques, retour du commentaire sur l’œuvre d’art. Le déplacement d’une grande partie de la responsabilité de l’interprétation sur le spectateur, le lecteur ou l’auditeur, confère à celui-ci un pouvoir inattendu et une responsabilité accrue. Ce redoutable pouvoir constitue l’autre enjeu de cet ouvrage.
 
Textes de
Jean-Yves Bosseur, Jean-Loup Bourget, Marc Cerisuelo, Michel Collot, Murielle Gagnebin, Jacinto Lageira, Jean-Michel Rabaté, Denys Riout, Christine Savinel, Catherine Stroczan, Peter Szendy, Gérard Wajcman.
 
 
LE COMMENTAIRE ET L’ART ABSTRAIT                                          
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