QUATRIÈME DE COUVERTURE
 
S’il est un terme qu’on aurait pu s’attendre - au cours du xx siècle - à voir disparaître définitivement du vocabulaire esthétique, c’est bien celui d’œuvre d’art. Naguère proclamée ouverte, fragmentée ou inachevée, puis déclarée déconstruite, éclatée, exterminée, cette œuvre d’art, décidément mal en point, apparaît tantôt éclipsée - souffrant, étymologiquement, de sa défection - tantôt désœuvrée, dématérialisée, pour ne pas dire virtualisée, si l’on concède au jargon actuel.
 
À un moment où l’art occidental semble ne plus exister que pour assurer le sauvetage ou la bénéfice d’institutions culturelles transformées parfois en simples machines à sous, l’exigence de Walter Benjamin : considérer l’œuvre d’art comme hiéroglyphique et politique, se rappelle à nous. Elle souligne le caractère essentiel de la mise en forme qui concerne aussi bien l’œuvre, dans son élaboration interne, que sa présentation ou, plus justement dans son exposition.
 
Textes de
Claude Amey, Françoise Armengaud, Éliane Chiron, Jean-Louis déotte, Françoise Escal, Anne-Marie Green, Bernard Lafargue, Jacques Leenhardt, Valérie Morignat, Bernard Paquet, Danièle Pistone, Francis Rousseaux, Dominique Salini, Pierre Sauvanet, Márcio Seligman-Silva.
 
 
L’œuvre d’art aujourd’hui
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